Spider-Man : Homecoming

Introduit dans Civil War l’année dernière, le Spider-Man issu de la collaboration entre Sony et Marvel Studios débarque déjà dans son premier film, très justement intitulé « Homecoming » (retour à la maison, littéralement). Le film va confirmer tout le bien que l’on pouvait penser de Tom Holland dans la peau du personnage, bien aidé par une écriture globalement bonne et très drôle. On regarde ça de plus près !

Une bonne intégration au sein de l’univers cinématographique Marvel.

C’est déjà une première très bonne surprise. On aurait pu penser que l’accord avec Sony empêcherait le film d’être intégré totalement à l’univers Marvel et c’est bien le contraire qui se produit. Je vous rassure tout de suite, ce n’est pas fait au forceps, les choses sont assez organiques. Outre l’évidente présence de Tony Stark, il y a plusieurs éléments du MCU qui sont présents mais je vous en laisse la surprise, simplement, leur présence sert le scénario et ne donne une impression d’easter-eggs gratuits comme ça peut parfois être le cas.

Pour revenir sur ce bon vieux connard, enfoiré, alcoolique Iron Man, sa présence est réduite à ce qu’il faut pour laisser Peter s’épanouir seul sans avoir à supporter les sermons du mégalo-milliardaire. Il reste à sa place de simili mentor sans trop interférer. C’est tant mieux parce que Robert Downey Jr. a cette tendance à monopoliser l’écran au détriment de ses collègues. Contrairement à ce qu’une certaine affiche nul à chier laissait penser, sa présence est donc réduite au strict nécessaire pour que l’histoire avance. Happy, par contre, s’offre plus de présence et c’est toujours un régal de voir Jon Favreau dans ce rôle où il semble s’amuser comme un petit fou !

Une écriture de bonne qualité aidée par un casting cinq étoiles.

Là ce n’est pas une surprise, avec les quelques minutes de présence de Peter Parker dans Civil War, on savait qu’on tenait là un Spider-Man proche des comics et notamment de l’écriture du duo Lee/Ditko. Comme on le connait, Peter est un bon gros nerd, prompt à faire des blagues pourries et qui doit se débrouiller pour trouver la balance entre sa vie civile et sa vie super-héroïque. Ce qui marque une vraie différence avec les précédents films qui ne montraient quasiment jamais cet aspect de la vie de notre araignée préférée. Surtout, la partie « ado » est vraiment mise en avant, à travers sa vie au lycée et on se retrouve avec une lecture modernisée des aventures de Peter Parker. Tout le monde se moque toujours de lui mais il n’est plus autant une victime de brimades comme ça pouvait souvent être le cas dans le premier film de Sam Raimi ou dans le comics.

Car si j’aime la trilogie du réalisateur d’Evil Dead d’un amour fou, je trouve que cet aspect n’a jamais été aussi bien mis en avant qu’ici. Les excuses que doit trouver Peter pour pouvoir enfiler son costume sont autant d’occasion d’amener des séquences très drôles que l’ensemble des personnages secondaires permet de mettre en scène de façon percutante. Que ce soit Ned ou le personnage joué par Zendaya, ils forment un environnement particulièrement propice à un humour soit très référencé, soit très proche de l’absurde. Le restant du casting n’est pas en reste, que ce soit Flash ou bien encore l’un des profs. Ça offre une variété d’approches dans l’humour, bien loin de ce que nous offre habituellement Marvel Studios et surtout, ça éviter d’avoir un aspect très forcé.

Evidemment, cela ne fonctionnerait pas sans un excellent casting. Tous les acteurs sont au diapason ! Tom Holland incarne parfaitement ce gamin qui réfléchit mal aux conséquences de ses actions mais qui veut faire le bien, plus que tout. Face à lui, Michael Keaton est un Adrian Toomes au top niveau. Si les motivations de son personnage ne sont pas des plus originales, elles sont en accord avec les ennemis classiques de Spider-Man. Mais le talent d’acteur de l’ancienne chauve-souris lui permet de passer outre ce défaut. A croire que les rôles d’emplumés lui vont bien !

Marisa Tomei est une merveille en Tante May, à la fois pour l’écriture du personnage, bien loin de la vieille tante, elle incarne à merveille une femme qui tente de protéger tout ce qu’il lui reste de stabilité dans un monde à l’instabilité croissante. L’autre avantage, c’est que le film sait qu’on connait déjà toute l’histoire de l’oncle Ben et ainsi, il décide totalement de passer outre, évitant ainsi un rabâchage qui aurait pénible.

Une réalisation qui manque de panache et d’ampleur.

Après tant d’éloges, on en arrive évidemment au point qui fâche vraiment, la réalisation de Jon Watts, qui ne parvient jamais à s’élever et à rendre totalement justice à son personnage. La séquence que tout le monde a vu dans les bande-annonces et qui semblait être le point d’orgue du film m’a semblé fade, se contentant de filmer Spidey naviguer sans jamais tenter de le sublimer ou de mettre un de ses talents en avant à travers la réalisation. Alors, oui, il y a une très bonne séquence mais la séquence du ferry et le combat final sont deux séquences qui se plantent car incapable de clairement rendre l’espace. Surtout, la séquence finale est incompréhensible pour plusieurs facteurs liés aux angles de caméra ou au montage très cut choisi à ce moment précis. On n’en est pas au point de Civil War ou d’un film de Michael Bay mais c’est vraiment pas agréable.

Pour en revenir à Sam Raimi, l’un des meilleurs points de sa trilogie, c’est sa réalisation totalement folle qui mettait vraiment en valeur le personnage parce que la caméra semblait suivre et adopter chacun de ses mouvements avec précision. Je pense comprendre ce qu’a voulu faire Jon Watts, tout comme son scénario, son intérêt est de rester au plus près des personnages et la mise en scène cherche donc à se maintenir à leur niveau. Le problème, c’est que cela ne fonctionne plus dès lors que l’action s’en mêle. Rassurez-vous, ça reste toujours mieux que The Amazing Spider-Man 2 qui cherchait plus à capter les explosions et les effets spéciaux que le personnage !

L’autre problème que je mettrais en avant est une conséquence du précédent, c’est que si le film met parfaitement en valeur Peter Parker, la partie super-héroïque fait déjà-vu et redite. On a l’impression d’avoir déjà vu tout ce que les scènes en costume propose. Là encore, c’est sûrement un héritage à imputer au travail de Sam Raimi qui, en trois films, est parvenu à proposer des situations très intéressante et mettant Spider-Man en valeur à plus d’un tour. Par contre, le dernier acte du film est bien parce que contrairement à celui totalement daubesque de Wonder Woman et bien d’autres films avant, il n’est pas un déluge d’explosions en tout genre. Ouf !

Bonus musical :

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