La sélection VO de la semaine du 31 mai 2017.

Bienvenue dans la sélection des sorties VO de la semaine du 31 mai 2017. Petite semaine puisque composée d’Annual chez DC Comics, la suite de Secret Empire et le début des séries tie-in à cet event. Chez Image, on retrouve mon combo préféré : Black Science, Kill or be Killed et Sex Criminals !

Black Science #30, de Rick Remender et Matteo Scalera.

Suite et fin de l’arc de folie qui a définitivement permis à la série de se renouveler après des sauts dimensionnels de plus en plus dangereux pour Grant McKay. Le retour sur Terre s’est fait dans la douleur, pour lui ou sa fille mais l’auteur va étoffer de façon étonnante la mythologie de sa série en y injectant du super-héroïsme. Le tout se transforme sur la fin en énorme fuite en avant face à une menace des plus dangereuses.

Comme d’habitude, les dessins déboitent, surtout que le dessinateur était en plein rétablissement suite à son pétage de bras. Ça explose partout, les détails sont omniprésents, c’est encore une fois une grande maîtrise.

Mais le plus intéressant, c’est que le retour sur Terre aurait pu faire craindre un retour à la normale et un manque d’imagination et de folie, c’est bien tout le contraire que nous propose le duo d’artistes, toujours capables du meilleur quand il s’agit d’approfondir leur univers.

Kill or be Killed #9, par Ed Brubaker et Sean Philips.

L’odyssée meurtrière et folle de notre héros continue alors qu’il s’apprête à tomber dans un piège. Ed Brubaker continue à prouver la maîtrise de son univers et de sa narration, montrant les failles psychologiques de son personnage principal tout en l’enfonçant toujours plus profondément dans sa propre folie. C’est toujours aussi brutal, froid et peu distancié et c’est finalement ça qui fonctionne. En effet, ce mécanisme narratif nous pousse aussi à réfléchir à ce que l’on est en train de lire et, de façon plus générale, à ce que le comics propose parfois avec certains personnages violents mais présentés comme des gentils.

Ed Brubaker fait partie de cette classe à part d’auteurs qui sait où emmener son histoire et qui maîtrise tellement sa narration qu’il sait comment nous surprendre le long du chemin. En cela, il est excellemment aidé par Sean Philips, un dessinateur d’une précision rare quand il s’agit de retranscrire les émotions d’un personnage complexe mais aussi capable de nous donner une fusillade à l’aveugle où l’art séquentiel atteint des sommets.

Teen Titans Special : Lazarus Contract, par Christopher Priest et Paul Pelletier.

Voilà la conclusion de ce très bon crossover qui aura, au final, été une véritable extension de la série Deathstroke et un hommage à Judas Contract.

Alors, tout n’est pas parfait et il y a des moments parfois très extrêmes, limite hors-caractérisation des personnages, comme le geste de Damian à un moment précis. Pourtant ça fonctionne parce que, comme je l’ai dit la semaine dernière, l’histoire reste finalement très terre-à-terre et on peut alors s’identifier à ce que Slade tente de faire.

Surtout, j’ai rarement vu une conclusion de crossover aussi peu heureuse. L’ensemble des héros impliqués subit des conséquences assez variables mais qui sonnent très amèrement. Cela va permettre de redistribuer les cartes si chacun des auteurs impliqués parvient à capitaliser dessus.

Dans le reste des sorties de la semaine, Secret Empire #3 me laisse toujours aussi perplexe, la narration est chaotique et surtout Nick Spencer nous sort un joker qui sent la deus ex machina à plein nez. Après un départ canon, chaque numéro me laisse de plus en plus froid alors même que le fond est bon. Simplement, il y a trop d’inconstances et de redondances dans un numéro pour que ça soit plaisant à lire.

Egalement, on notera Trinity Annual #1 qui continue à nous montrer qu’il est possible de faire une bonne série d’équipe sous l’ère Rebirth. Pourtant, le début du numéro n’était pas enthousiasmant : bavard et pompeux ; la seconde partie relève le niveau avec trois personnages franchement très bien écrits et une inclusion de la magie bien pensée.

Pour finir, The Flash #23 qui démontre toujours la bonne tenue de ce cher Barry Allen sous la plume de Joshua Williamson et surtout le trait de Carmine Di Giandomenico. Si la série n’est pas constante dans la qualité de ses intrigues ou ses dessins, il y a dans ce numéro une vraie qualité d’écriture qui capitalise bien sur le crossover The Button et semble vouloir bousculer Barry.

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