La sélection VO grincheuse de la semaine du 3 mai 2017

Champions #8, par Mark Waid et Humberto Ramos.

La meilleure série du Marvel Now 2.0 continue et c’est toujours excellent. Le numéro pose notre équipe face à un dilemme : comment redevenir un symbole de lutte et de révolution quand ton message a été détourné ?

Encore une fois, la question est intéressante et actuelle à l’heure où tout se monnaie et se marchande et Mark Waid a le mérite de jouer un parfait numéro d’équilibriste entre le discours et les relations entre les personnages. A ce jeu, Hulk, Viv et Cylope sont clairement les mieux lotis pour ce numéro mais c’est Nova qui impressionne en parvenant à incarner un rôle dans lequel on ne l’attendait pas spécialement. Encore une fois, les dessins de Humberto Ramos sont superbes mais me dérangent en ce qu’il a cette fichue tendance à rendre anguleux et longilignes les personnages. Enfin, ça fait partie de son style mais la présence d’un super-héros connu et dont on a bien l’habitude maintenant avec le style visuel de Ramos m’a légèrement choqué.

 

Injustice 2 #4, par Tom Taylor et Bruno Redondo.

Ça y est, qui dit nouveau jeu vidéo, dit nouvelle série comics. Après s’être perdue depuis le départ de Tom Taylor au milieu de la troisième année, en ne faisant plus que des enchaînements stupides de combats et en oubliant totalement tout ce qui faisait la particularité de cet univers. Cela est désormais derrière et le retour de l’auteur originel fait un bien fou ! On retrouve le côté inattendu qui fait un bien fou et aussi un rythme qui ne perd pas de temps, ne laissant pas se tasser un cliffhanger dont on devinait largement l’issue. Autre très bon point, le dessin s’est bien amélioré depuis les débuts, on sent vraiment les progrès de Bruno Redondo même si l’ensemble reste assez plat.

Je pense donc qu’on va retrouver une année au niveau de ce qu’on a eu pendant les deux premières années de la première série pleine de rebondissements et de surprises. Hâte de voir la suite.

 

Secret Empire #1, par Nick Spencer et Steve McNiven.

C’est officiellement le véritable début du gros event Marvel. Cette fois tout est prévu, il y aura plusieurs dessinateurs pour éviter des retards comme cela a pu être le cas lors de Secret Wars ou Civil War II. Le seul truc qui n’a pas été prévu, c’est que comme pour le premier, des lecteurs se perdent totalement dans l’histoire. Tout a été initié dans Captain America : Steve Rogers et Nick Spencer a continué à densifier son récit dans le numéro 0 et ça continue dans ce numéro. Ce qui me fait peur, c’est justement ça, l’auteur semble vouloir faire intervenir de nombreux protagonistes et groupes dans l’histoire de la lutte contre Hydra et je crains qu’au final, rien de tout ça ne soit réellement exploiter. Je peux me tromper et je l’espère.

Pour le contenu en lui-même, c’est vraiment très bien, l’histoire est hyper intéressante, l’aspect politique de la chose ne prend jamais le pas sur tout le reste et on est bel et bien confronté à un Captain America méchant malgré toutes ses tentatives pour nous faire croire le contraire. Nick Spencer a le don de faire monter la sauce et d’utiliser des personnages tels que les Champions pour les placer dans une situation qui n’est que le prolongement de leur combat initial. Ça commence donc comme un très bon event Marvel mais bon, Civil War II avait bien commencé hier aussi…

Les dessins assurés par Steve McNiven garantissent la caution grand spectacle nécessaire à ce genre d’event. Le choc vient de la colorisation qui n’est pas celle dont on a l’habitude pour l’artiste, elle adoucit grandement et ça permet à l’artiste de trouver une certaine renaissance.

Spider-Gwen #19, par Jason Latour et Robbi Rodriguez.

Après le crossover bien pourri avec Spider-Man qui n’aura globalement servi à rien, à part ralentir l’intrigue et faire miroiter une amourette qui n’arrivera jamais entre Miles et Gwen, le nouvel arc de Spider-Gwen commence et ça fait plaisir ! On revient à une redéfinition des personnages et on retrouve Gwen Stacy toujours sous le contrôle de Matt Murdock, le Caïd de cet univers.

Le personnage est donc toujours plus au bord du gouffre et ça ne va pas aller en s’arrangeant avec l’introduction d’un élément bien connu de la mythologie du Spider-verse. C’est toujours bien écrit par Jason Latour qui se permet toujours de reprendre l’axe des responsabilités, ainsi que de réutiliser les éléments connus de l’histoire de Peter Parker et de l’univers Marvel pour mieux les détourner. J’adore la façon dont l’auteur se réapproprie l’univers de Spider-Man et le redéfinit à sa manière, à coups de nombreux effets miroirs déformés avec une liberté qui semble quasiment totale.

Comme d’habitude, les dessins de Robbi Rodriguez sont à double tranchants, j’adore le dynamisme et la composition des pages mais les visages sont véritablement affreux. Mais Spider-Gwen, c’est toujours aussi bien et après un léger passage à vide pendant quelques mois, le niveau semble remonter grâce à un recentrage sur les menaces qui planent sur le personnage.

All-New Guardians of the Galaxy #1, par Gerry Duggan et Aaron Kuder

Ce nouveau départ signe définitivement la fin de l’époque de Brian Bendis, époque que personne ne retiendra avec des personnages simplement transposés du film vers le comics sans imagination, ni créativité. Ici, l’équipe est toute neuve et c’est Gerry Duggan qui se charge de l’écriture pendant qu’Aaron Kuder a pris les crayons pour croquer nos personnages. Bien évidemment, on retrouve un lien avec le film puisque Groot est redevenu bébé mais l’auteur semble s’en servir dans son histoire, on attendra de voir la conclusion pour dire si c’est bien fait ou non. En tous les cas, ce qui séduit, c’est la remise en place d’une équipe soudée dont le lead est toujours divisée entre Rocket et Star-Lord et où Drax a fait vœu de non-violence et est déjà moins crétin que sous l’ère précédente. On est toujours éloigné de l’esprit des premières aventures sous Abnett et Lanning mais c’est déjà plus agréable que le run précédent, berçée entre une certaine décontraction et surtout une histoire qui semble vouloir viser du long terme. On revient à une histoire de bourlingueurs, toujours prompts à voler en même temps que protéger la galaxie.

On a aussi les dessins somptueux de Aaron Kuder, toujours plus colorés et détaillés, il s’approprie clairement l’aspect cosmique de Marvel et c’est beaucoup mieux que ces travaux récents sur les X-Men.

On retiendra également Nightwing #20, qui signe la fin de l’arc et qui restera comme en-dessous du reste des numéros, la faute à une certaine précipitation dans la conclusion, un numéro supplémentaire n’aurait pas été de trop. Pour finir, Hawkeye #6 termine le team-up avec Jessica Jones dans un numéro toujours aussi cool et fun, rempli de dialogues bien sentis.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s