La sélection grincheuse de la semaine du 19 avril 2017.

Oui, je suis en retard ! Toutes mes excuses. Il n’y a pas eu de sélection la semaine dernière en raison de la présence unique d’un titre que j’ai beaucoup apprécié, à savoir Black Panther & The Crew. Il n’est pas trop tard pour vous jeter dessus. Ta-Nehesi Coates continue son travail sur le personnage de la Panthère Noire mais s’intéresse ici à la communauté afro-américaine en se penchant sur le personnage de Misty Knight uniquement. Une lecture forte et puissante qui fait écho à ce que traverse la communauté en ce moment et qui modifie le passé de l’univers Marvel en introduisant une équipe de super-héros afro-américains qui agissait de nombreuses années auparavant et qui est devenu une légende.

Maintenant, pour cette semaine !

Black Science #29, de Rick Remender et Matteo Scalera.

Après une pause de quelques mois pour cause d’accident du brillantissime Matteo Scalera, la meilleure série de l’univers revient ! Continuant sa narration du mal-en-pis, si cher au travail de l’auteur, Rick Remender nous sort le grand jeu dans un numéro au rythme effréné avec au centre, une course-poursuite gigantesque dans laquelle Grant McKay continue à assumer ses responsabilités et à tenter de corriger l’ensemble des erreurs qu’il a semé au cours de sa vie. Malheureusement pour lui, les conséquences de sa création sont incontrôlables !

Le dessinateur, toujours aussi brillant, sublime un script barjo. Son trait se fait toujours plus vif, la composition des pages est pleine d’idées et évidemment, la direction artistique est complètement folle !

Bref, Black Science, c’est juste une des meilleures séries de science-fiction actuelle tout aussi bien pour le discours sur le pouvoir de la création, le travail psychologique sur le personnage principal et le rythme effréné.

 

Green Arrow #21, de Ben Percy et Juan Ferreyra.

Un numéro assez classique pour ce qui est de la construction scénaristique pourtant, c’est extrêmement efficace et c’est surtout sublimé par la partie visuelle.

Il y a une montée en puissance de la menace, couplée à une réflexion sur le statut du Green Arrow dans une ville au bord de l’implosion. C’est le retour de la menace des débuts de la série. Menace qui me semblait avoir été oubliée par Ben Percy. Au final, on se rend compte que non et que l’auteur a peu à peu placer ses pions dans les numéros précédents. C’est le genre d’exercices que j’affectionne beaucoup, prouvant une maitrise et surtout une cohérence qui fait plaisir au lecteur.

La narration est nette, précise, remplie de tension et la composition des pages de Juan Ferreyra lui rend honneur à un niveau sublimissime ! Je suis un grand fan de l’artiste que je trouve à chaque fois meilleur, précis dans toutes les situations : action et dialogue. Il forme un duo d’une grande cohésion avec Ben Percy. Lui et Otto Schmidt sont d’une rigueur impressionnante. Malheureusement, le second est très peu présent, ce qui occasionne des successions d’artistes plus ou moins heureuses.

Cela n’empêche pas la série d’être l’une des meilleures de Rebirth, bien au-dessus de la fin de Green Arrow New 52, par le même auteur.

 

Supersons #3, de Peter Tomasi et Jorge Jimenez.

Supersons, c’est la petite sucrerie mensuelle ! Une série pleine de fun, d’énergie positive et de patate !

Je le dis souvent mais Peter Tomasi est un auteur qui maitrise parfaitement l’écriture des personnages ainsi que leurs relations. Il était donc l’auteur tout désigné pour écrire une série dont le cœur est la relation entre les deux fils de deux des personnages les iconiques de l’éditeur : Damian Wayne et Jonathan Kent. Ce qui est remarquable, c’est que, même si l’auteur n’est pas le créateur des personnages, il a sur leur donner une voix, une personnalité qui ne détonne aucunement avec leurs débuts. Evidemment, Damian est toujours ce petit branleur insupportable qui ne peut s’empêcher de manipuler tout le monde mais ô combien attachant ; Jonathan est toujours un jeune enfant naïf, incapable de contrôler l’intégralité de ses pouvoirs mais qui cherche avant tout à faire ce qui lui semble juste, en accord avec ce que ses parents lui ont appris.

Si on peut critiquer Tomasi pour une chose, c’est surtout son incapacité à créer des ennemis intéressants. Ils sont toujours pertinents pour ce qu’il raconte mais fondamentalement, aucune empathie n’arrive à se créer avec eux. C’est un problème dont on peut faire abstraction parce que tout ce qui se dégage du numéro, bien aidé par le travail de Jorge Jimenez et son style manga très nerveux et vif, est vivifiant !

 

Bien évidemment, il faut noter la sortie de Batman #21, début d’un crossover avec la série The Flash sur les quatre prochaines semaines. Un récit qui va tenter de répondre à une des énigmes de l’intrigue posée par Geoff Johns dans le one-shot Rebirth, il y a presque un an. Chiche en réponses, le numéro est formellement brillant, Jason Fabok mettant tout son talent en œuvre pour rendre justice à l’un des meilleurs comics de la création dont je tairai ici le nom pour ceux qui seraient encore vierge. Egalement, Secret Empire débute enfin, après près d’un an de préparation pour Nick Spencer, il est enfin temps que le plan de Captain America se mette en branle. Si je suis tout un fan du travail de Nick Spencer sur la série dédiée à Steve Rogers à cause d’une narration inutilement dense et bavarde, ce premier numéro (numéroté 0 parce que c’est Marvel) est impeccable ! Une narration qui sait faire monter la sauce et des dessins au top. Hâte de voir la suite de l’event !

 

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