La sélection grincheuse VO. Semaine du 1er mars 2017.

Dans la sélec’ de cette semaine, trois excellentes séries et une déception ! Attention, accrochez-vous à vos super-slips ou à vos super-culottes !

 

Nightwing #16, Tim Seeley et Javier Fernandez

Le voici, le coup de cœur de la semaine. Incontestablement, la série écrite par Tim Seeley est l’une (la ?) des meilleures séries du Batverse Rebirth.

Un nouvel arc commence ici et ce, sous les meilleurs auspices, entre le retour de Damian Wayne, dont la relation avec Dick Grayson est certainement l’une des meilleures que l’univers DC nous a concocté ces dernières années, mêlées d’amour, de respect, d’admiration et de compétition constante et les amorces de gros changements dans la vie de Nightwing. Damian est un personnage complexe à écrire, en raison de son caratère et Tim Seeley s’en sort avec les honneurs en le rendant toujours aussi détestable qu’attachant. Un vrai attachieur, quoi ! Mais surtout la série est, pour l’instant, l’une des seules à s’accommoder du rythme bimensuel pourri du relaunch.

Et n’oublions pas de mentionner le retour de Javier Fernandez qui avait, notamment, laissé sa place à Marcus To pour le précédent arc. On retrouve alors son trait très dynamique et précis, mettant en valeur l’agilité de notre héros. Et pour une fois qu’un dessinateur ne fait pas une trop grosse tête à Damian, il faut le mentionner.

En bref, c’est formidable et ça annonce un bel arc pour une excellente série !

Hawkeye #4, de Kelly Thompson et Leonardo Romero.

 

Pas facile de repartir sur une série nommé Hawkeye après le run magistral de Matt Fraction et David Aja, Jeff Lemire s’était cassé les dents malgré les fulgurances visuelles de Ramon Pérez. Ici, Kelly Thomspon a tout autant l’intelligence de suivre les traces laissées par le scénariste en explorant les pistes laissées en suspens comme la relation entre Kate et son père que l’envie de cette dernière de s’éloigner de New-York et de son mentor.

Après ce premier arc, force est de reconnaître que c’est une franche réussite. Contrairement à de nombreuses séries avec une héroïne principale, on ne retrouve pas la nécessité d’un nouveau costume ni un côté girly puérile et stérile. Au contraire, l’arc traite des harceleurs de bien belle manière. De la même manière, Leonardo Romero ne cherche pas à imiter David Aja, il trouve ses propres gimmicks visuels et laisse une belle place aux personnages dans les nombreuses scènes de dialogues car ce sera peut-être le problème à corriger, l’abondance de dialogues parfois sur-explicatifs. Mais le fun et la bonne humeur de Kate sont un vrai plaisir de lecture.

Batman #16, de Tom King et David Finch.

Tom King continue la troisième partie de son premier arc (oui, cet auteur est fou !) et ça continue à envoyer du bois avec cette fois, l’affrontement entre Bane et Batman. Comme souvent, le scénariste nous offre un script qui obéit à une mécanique précise. Ici, il nous offre les enfances croisées de Bruce Wayne et de Bane montrant les proximités entre les deux personnages, aussi intelligents l’un que l’autre mais avec une manière différente d’aborder la finalité de leurs vies, la faute à des éducations radicalement opposées. Si certains reprocheront encore une fois à Tom King son écriture mécanique, c’est justement ce qui fait toute la force de son style, nous offrant des exercices de style quasiment à chaque numéro. Reste qu’ici, l’exercice serait totalement vain si David Finch n’était pas au niveau et, si je ne suis pas un fan de son trait, force est d’admirer la précision, le détail qu’il applique à chaque séquence. Bane est d’une puissance et d’une brutalité jamais vues depuis des années. Surtout, il s’adapte au script de l’auteur de la plus belle des façons en le sublimant, offrant un sublime art séquentiel dans chaque page.

Tom King continue de s’affirmer comme un auteur rare et précieux et son run sur Batman, s’il continue sur cette voie, pourra rapidement s’inscrire parmi les meilleurs.

America #1, Gabby Rivera et Joe Quinones

Pour terminer, ce n’est pas un top mais une grande déception pour la série consacrée au personnage d’America Chavez, sobrement intitulée America. Le scénariste semble ne pas savoir quoi faire de ce personnage au potentiel politique proprement hallucinant et préfère alors s’en éloigner très vite pour partir dans une aventure universitaire qui m’ennuie déjà beaucoup. Sans vouloir à tout prix lire une série engagée, il me semble dommage que la série bazarde purement et simplement ces questions. Une série comme Ms Marvel a prouvé qu’il était possible d’écrire une série aux réflexions politiques et sociales pertinentes tout en étant divertissante. A voir si cela continue ainsi ou si l’équipe va saisir la puissance du personnage.

Reste les dessins de Joe Quinones, colorés et fins, sans être exceptionnels.

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